
mercredi 23 juin 2010
L'agence du futur

dimanche 20 juin 2010
Les idiots

Une marque, peu importe sa nature, doit concilier ses intérêts à court terme avec ses intérêts à plus long terme. En stratégie de marque, on voudra donc en priorité fidéliser nos clients pour en augmenter leur valeur à vie, c'est-à-dire en maximisant le potentiel qu'ils investiront tout au long de leur vie dans la marque, que ce soit par la fréquence d'achat ou la valeur moyenne des transactions. Donc, c'est tout sauf un hasard si McDonald's investit de façon substantielle dans la fidélisation des enfants, car ceux-ci seront ses clients de demain, c'est la roue qui tourne. Quoiqu'il en soit, les impératifs à court terme prennent de plus en plus d'importance avec les attentes des actionnaires qui exigent un rendement maintenant. Des actions doivent ainsi être prises en temps presque réel pour s'assurer de tirer son épingle du jeu. Toutes les stratégies virales ou publicitaires vont dans ce sens. Ce que je viens de décrire, c'est l'approche normale, logique, celle que mettent de l'avant les marques sérieuses. Il y a cependant une marque québécoise qui fait le contraire. Une marque gérée par des idiots: Les Canadiens de Montréal.
Depuis plus de 7 ans, soit depuis l'arrivée en poste de Bob Gainey à titre de Directeur général, les Canadiens ont réussi, malgré des performances en dents de scie, à solidifier une base de fans dans les segments les plus jeunes. Bonne chose. Mais ce qui me tétanise, c'est réellement la méprise des dirigeants de la marque sur les causes réelles de cette réussite, qui relèvent de tout sauf de leur génie du marketing. Selon moi, dans la conjoncture actuelle où réside un grand vide politique et idéologique, il est juste normal que des gens qui ont envie de croire en quelque chose se réfugient dans le sport, dans leur sport national. Cette affiliation est aussi intrinsèquement liée à la question d'identité, et là je ne parle pas de la langue, car les anglophones s'identifient tout autant au club que les francos, mais bien à ce besoin de fierté qui dépasse notre nombril, à la projection de ce que nous sommes dans quelque chose de plus grand, à l'échelle de la société québécoise.
Et là, dans ce contexte plus que favorable, on fait des erreurs. Une succession d'erreurs. Le repêchage, à quelques exceptions près, est une catastrophe. On congédie en panique un entraîneur, possiblement l'élément le plus populaire de l'équipe à l'époque, pour des raisons futiles qui ne tiennent pas la route. On ignore le fait français. Ensuite, face à l'échec, on change la quasi-totalité de l'équipe et on y greffe de nouveaux éléments (plusieurs de grand talent tout de même), en plus d'un nouvel entraîneur aussi charismatique qu'une plante verte. Mais les fans suivent, ils ont besoin de croire. Puis, surprise, survient une participation par la peau des dents aux séries éliminatoires, après une saison pour le moins inégale. Un joueur, notre gardien, Jaroslav Halak nous permet de franchir la finale d'association, la dernière marche avant la finale de la Coupe Stanley. Une première en 15 ans. Montréal, voire tout le Québec, vibre. L'organisation vend des panneaux de signalisation «arrêt» à son effigie tellement le gardien de but est dominant. Éliminer les champions de la saisons régulières et les champions en titre de la Coupe Stanley, coup sur coup, relève plus du miracle que de la planification de ces dirigeants chanceux. Cette performance donne toutefois à la marque «Canadiens» un élan inespéré. L'organisation, on le sait, ne vaut rien sans ce que les partisans lui apportent. Et que fait-on, quelques semaines plus tard? Après avoir empoché ces millions de dollars en produits dérivés, dont ces fameux «stop»? On commet la pire des conneries au nom d'un supposé plan d'avenir qui, on le voit bien depuis 5 ans, n'a rien généré, niet. On échange la raison de nos succès, de notre ferveur, un gardien de 24 ans plein d'avenir, au nom de l'avenir. On laisse toute la place à un gardien de grand talent, Carey Price, mais qui a une faiblesse marquée entre les deux oreilles. Pour des espoirs bien flous. Stupide. À Montréal, l'avenir c'est maintenant. Halak nous donnait l'avenir sur un plateau d'argent. On a préféré l'écervelé à la réalité.
Quand on voit les succès des marques et des agences qui innovent, on ne peut que constater l'importance du produit qui doit être réellement imbriqué dans la marque. On le voit avec Apple, avec l'agence Sid Lee qui s'implique en amont, notamment avec son client Adidas. Le «produit» des Canadiens repose sur l'équipe sur la glace, sur l'expérience de la victoire et sur les liens qui unissent les amateurs aux joueurs et au personnel d'entraîneur. Imaginez une seconde Mcdonald's qui enlèverait le Big Mac de son menu? Imaginez le Cirque du Soleil qui retirerait son spectacle le plus populaire? Ce serait simplement idiot. Et bien c'est exactement ce qu'ont fait les Canadiens avec le congédiement de Guy Carbonneau en 2009 et avec l'échange de Halak la semaine dernière, en croyant bien naïvement que les succès de l'équipe étaient le fruit de leur sagesse, quand rien n'est moins sûr. Je vous garantis que la ferveur des fans est sérieusement en voie de s'étioler. Car il y a bien un bout à tout.
jeudi 17 juin 2010
Le déni de l'évidence?
En publicité, l'évidence la plus élémentaire repose sur le fait que notre création publicitaire doit séduire la clientèle primaire, c'est-à-dire la cible la plus importante, celle qui achète notre produit et dont la durée de vie comme client sera la plus longue ou la plus rentable. C'est pourquoi il faut faire des choix. Certains produits, comme l’assurance auto, visent des segments très larges, par exemple les adultes âgés de 25 à 54 ans. Dans ces cas où la clientèle est peu définie, on va souvent établir ce qu'on appelle un «coeur de cible»: ce sera ceux à qui l'on veut plaire à tout prix, en priorité. Tout ça est simple à comprendre et c'est le rôle d'un stratège publicitaire ou de marque, à partir des données marketing, de bien définir les paramètres de cette cible dans le fameux bref («brief» pour les intimes) qui servira de bible tant aux spécialistes média, aux experts web qu'aux créatifs qui travailleront en synergie. Le client doit, de son côté, faire certains choix en se plaçant dans la peau de sa clientèle ciblée. Clair, net et limpide? Non, rien n'est jamais aussi simple.
Car voyez-vous, même si la très grande majorité des clients comprennent ce principe, il y en aura toujours quelques-uns pour évaluer la stratégie et la création selon leur situation personnelle, leur perception, basée sur leur bagage et leurs expériences. Combien de directeurs marketing ou de dirigeants ont laissé à leur femme ou à leurs enfants la responsabilité de trancher sur la question du concept? Ne vous détrompez pas, c'est très sage de sonder son entourage. Mais la règle est toujours la même: font-ils partie de la clientèle ciblée? Dans la négative, ce serait une grave erreur de considérer ces opinions pour plus que ce qu’elles valent. Je dis toujours à mes clients la très gentille phrase : «si vous ne faites pas partie du groupe cible visé, vous devez savoir vous mettre dans la peau de celui-ci, et si vous ne pouvez pas vous mettre dans sa peau, alors il faut nous faire confiance». Car un client qui juge la création à partir de sa perspective unique, même s'il est expert dans son domaine, ne vaut pas plus qu'une personne en groupe de discussion. Aucune stratégie de création ne peut se baser sur une perception biaisée. Il est impératif de tenir son bout dans l'intérêt du client. Les «Yes men (ou women)» en agence qui ne sauront défendre ce principe achèteront peut-être quelques mois avec leur peur du conflit, mais auront d'une manière ou d'une autre à négocier éventuellement avec l'échec, à être imputables, car de dire oui au client sans l'avertir de notre avis professionnel équivaut à endosser sa vision (erronée). Une évidence qui, encore aujourd'hui, à la lumière de campagnes mal ciblées dont la création ne rejoint pas les objectifs de communication établis, ne semble pas faire l'unanimité. Le déni de l'évidence?
mardi 15 juin 2010
Twitter sa vie

Dans «médias sociaux», il y a le terme «sociaux», qui est souvent minimisé au détriment de la technologie. La dynamique de twitter est basée sur l'interrelation des individus et sur leurs échanges. Mais avant tout, ce qui cimente ce média, selon moi, au-delà du contenu, est le principe d'affinité. Sans affinité, il n'y a pas de centre d'intérêt, donc pas de fréquence d'utilisation. Ce principe rassemble donc en grappes ou en segments informels et organiques des gens qui partagent des goûts ou des passions communes, et twitter joue un rôle d'amplificateur et d'accélérateur car il permet par la transmission virale de l'information, décuple les connaissances et propage l'innovation, les idées. La dimension «commerciale» est bien présente, mais demeurera toujours fragilisée par les attentes très élevées des usagers en terme de pertinence. C'est très facile de s'y casser les dents si nos objectifs sont purement mercantiles. L'authenticité peut difficilement être simulée. Il faut savoir donner sans rien attendre en retour dans l’immédiat.
Bien entendu, comme dans tout environnement où il y a des humains, il y a de la futilité, des commérages, des échanges personnels, de la drague, et c'est parfait ainsi, car nous avons tous besoins de mettre la «switch à off» parfois. Il y a aussi, dans une moindre mesure, des profiteurs, des arnaqueurs, des trolls et des bots, mais il y a surtout, selon moi, une concentration très marquée de gens altruistes et authentiques, possiblement pas mal plus que dans la vraie vie. Certains y jouent un rôle, peaufinent leur image, communiquent une vision rêvée d’eux-mêmes, un peu comme le décrivait finement Nadia Seraiocco dans son blogue récemment, mais la grande majorité des utilisateurs auxquels j’ai été exposé se sont révélés authentiques et intéressants.
J'ai surpassé un nombre très relatif de 2000 abonnés à mon compte dimanche dernier. C'est à la fois tout et rien. Mais la fierté que je retire de ce nombre réside dans la très grande pertinence du lien qui m'unit à mes abonnés, qui parlent très majoritairement le français, qui vivent un peu partout sur la planète et qui partagent pour la plupart avec moi une passion pour la publicité, le branding, mais aussi des goûts pour les arts, la gastronomie, la musique, les sports, bref, qui me livrent des parcelles de leur vie et à qui je livre des parcelles de la mienne. Des personnes que je respecte et qui me le rendent très bien, aussi bien en virtuel que lors de rencontres bien réelles lors d'événements comme le Yulblog, le Yulbiz ou certains tweetups (des rencontres plus ou moins formelles entre usagers). C'est simple: nous avons vraiment des choses à nous dire.
vendredi 11 juin 2010
Les amis

Sur le plan purement égocentrique, un ami nous fait sentir bien. Il comble certains de nos besoins affectifs ou émotionnels. Est souvent à l’écoute. Partage avec nous une complicité. Tout ça dans une perspective qui s’échelonne dans le temps et qui évolue, souvent pour le meilleur, parfois pour le pire. Selon moi, c’est exactement ce que font les bonnes marques. Revenons à Apple par exemple. Le niveau de fidélité de ses clients est très élevé. Elle entretient avec ceux-ci une relation basée sur la compréhension des besoins et le plaisir depuis quelques décennies. Ses clients se sentent valorisés et voient souvent leur estime de soi augmentée lorsqu’ils achètent un nouveau produit qui arbore la fameuse pomme. La relation est quotidienne. Les produits sont généralement utilisés exclusivement par leurs propriétaires, de là une forme d’intimité qui s’installe. Même chose pour les grandes marques de vêtements. Idem pour les animaux domestiques. Et que dire des fans de Michel Louvain montrées dans le magnifique documentaire Les Dames en bleu de Claude Demers.
Évidemment, il y a le côté négatif. Apple a connu ses années noires avant le retour de Steve Jobs et l’apparition du iMac, certains d’entre vous se souviennent peut-être des pathétiques gammes Quadra et Centris commercialisées entre 1991 et 1995 à fort prix. Une marque peut donc décevoir ses adeptes et la relation, la connexion émotionnelle, peut se briser. C’est pareil avec nos vrais amis. Mais ce qui est certain, c’est que l’humain a besoin de se sentir en relation, de projeter ses idéaux à travers les miroirs déformants de ses relations amoureuses ou d’amitié, mais aussi à travers les prismes des grandes marques. Et nous, les publicitaires, c’est notre mission d’établir cette connexion entre les produits, les services et les gens. C’est pourquoi nous parlons souvent d’univers de marque, d’immersion, car rendus à ce niveau, les gens achètent plus que nos produits, ils achètent un positionnement social, une valorisation qui transcende le produit ou le service offert. Il faut leur offrir plus: une version idéalisée d’eux-mêmes.
mercredi 9 juin 2010
Vendre sa salade
En publicité, parfois, nous nous buttons à des produits ou services peu attrayants pour le consommateur. Des trucs non-différenciés qui laissent les gens de glace. Ce sont, par contre, des défis de tous les instants pour les créatifs qui doivent alors trouver le bon angle, extraire un bénéfice sans endormir l’auditoire, bref, faire le fameux saut créatif. Ces comptes sont souvent une opportunité d’aller ailleurs, de réellement sortir des sentiers battus.
Mon ami français, Sébastien Lafaye, qui sera bientôt parmi nous à Montréal, m’a envoyé hier une série de trois petits films publicitaires de son cru développés pour Bonduelle, un client de l’agence Australie avec qui il collabore à Paris. Ces publicités présentent différentes variétés de verdures en sachet, dont ma préférée portant sur la roquette ici en intro, et me fournissent aussi un bon prétexte pour partager avec vous un autre aspect de ma vision de la publicité.
Y-a-t-il sujet plus banal et moins différencié que de la salade? Non, à part peut-être Hydro-Solution et ses chauffe-eau cylindriques, parodiée par Marc Labrèche lors de sa dernière campagne l’an dernier. Et bien, peu importe la nature «plate» de la salade, on a tout de même réussi en 50 secondes à nous embarquer dans un univers animé original, en utilisant une tonalité franchement décalée, tout en présentant efficacement le produit et son attribut principal, dans ce cas-ci, l’effet de contraste qu’apporte la roquette en salade, tant sur le plan visuel que par son goût plus relevé.
Tout ça pour vous dire l’évidence: la publicité sans produit n’existe pas. Sans bénéfice direct ou indirect (ou même inconscient) du produit, elle est inutile. Certains ont beau se draper dans les sacro-saintes vertus de la créativité artistique, n’en restera pas moins que nous, les publicitaires, devons vendre une salade, peu importe les détours que nous empruntons. Trahir le consommateur n’est tout simplement plus rentable, c’est pourquoi nous devons, par intérêt, respecter son intelligence, demeurer honnêtes, transparents, ne pas induire de fausses perceptions, ne pas le tromper ni, pire encore, se servir de causes sociales pour le manipuler. Je le répète, par intérêt, celui à long terme de la marque qui ne saurait croître sainement dans un univers de perceptions négatives. Mais nous devons quand même vendre. Assumer cet aspect est fondamental. C’est ce qui nous permettra d’évoluer en toute lucidité dans l’univers de la création publicitaire. Car la créativité est un moyen, possiblement le seul qu’il nous reste, pour arriver rejoindre notre ultime objectif, pas très sexy, celui qui est difficile à avouer pour plusieurs: vendre plus.
lundi 7 juin 2010
Une campagne à avorter ?
L'entreprise de condoms Durex a récemment lancé une offensive qui consiste à inciter les hommes à faire l'expérience d'un jeu publicitaire. Qui dit jeu publicitaire dit expérience qui nous ramènera invariablement à la marque. Normalement, un «advergame» est réellement efficace si la présence de celle-ci est assez subtile pour ne pas nous empêcher de profiter d'un concept de jeu intéressant et divertissant. Pourquoi jouer sinon?
Durex, pour sa part, a décidé de présenter une refonte du tamagotchi classique, sa version étant accessible sur le iPhone. C'est le principe de s'occuper virtuellement d'une petite bête domestique, de lui donner de la nourriture, de l'attention, etc... Mais Durex a poussé l'expérience plus loin, c'est un bébé qui fait l'objet de l'attention des usagers masculins. La prémisse de départ de Durex est simple: les jeunes hommes ne veulent faire usage de condoms. Les maladies sexuellement transmissibles ne leur font apparemment pas peur, car elles peuvent pour la plupart être guéries par une simple visite chez le médecin et quelques comprimés d'antibiotiques. C'est nier la réalité des traitements complexes pour contrer le SIDA, mais bon, demeurons ouverts d'esprit. La suite de la réflexion se résume ainsi: là où les hommes sont apparemment imperméables au risque de transmission de MTS par des rapports non-protégés, ils auraient en horreur la possibilité d'avoir un enfant. De là l'ingénieuse stratégie de Durex qui a bêtement cru qu'en faisant virtuellement expérimenter les désagréments de la paternité, tout en positionnant la marque, on augmenterait les ventes et on ferait jaser. Je dis bêtement, car je crois que c'est un raccourci qui s'avérera un échec, plus plusieurs raisons, dont deux principales.
Primo, un jeu publicitaire, pour réussir, doit être synonyme de «challenge», de plaisir, de bénéfices, tout en y associant la marque. Or, croyez-vous vraiment que les jeunes hommes seront intéressés à un jeu qui est synonyme d'oppression, de manque de sommeil et de frustrations? Croyez-vous qu'ils associeront la marque Durex à la solution de leurs douleurs? NON, le cerveau de fonctionne pas ainsi. Les jeunes hommes feront au mieux le lien entre Durex et désagrément, mais pire, je doute même que le lien soit réellement établi. C'est un peu beaucoup le principe de la dissonance cognitive expliquée dans un autre billet sur ce blogue.
La deuxième grande raison qui expliquerait l’échec éventuel de cette offensive est plus morale. Je crois sincèrement que de prendre pour une évidence le fait que les jeunes hommes soient réfractaires à l'engagement et au principe d'avoir un enfant est une simplification basée sur des clichés digne de Hollywood. C'est tomber dans le piège des préjugés bébêtes. Et d'associer la marque à ce type de préjugé ne sera jamais rentable pour celle-ci, qui compte une proportion intéressante de ses clients, il faut le noter, du côté du sexe féminin. Je peux vous assurer que dans mon entourage, quand j'étais dans la vingtaine, c'était à une exception près tout le contraire que mes amis et moi vivions. Cette vision polarisante de la question d'avoir des enfants, où les hommes sont présentés comme des éternels préadolescents un peu débiles et centrés sur leur nombril, l'appendice pénien offert à tous vents, et où les femmes sont pour leur part toujours responsables, «maternantes», organisées, est selon moi totalement dépassée. Le film Horloge biologique est un bon divertissement, mais c'est aussi un ramassis de grosses conneries. La responsabilité n'est pas une affaire de sexe, la maturité non plus. Les hommes ne veulent pas se voir ainsi et n’adhèreront pas à une grande marque qui les perçoit ainsi.
Enfin, avoir un enfant est avant tout un choix, mais aussi une expérience unique, personnelle, intime. De mêler implicitement une marque de condom à cette éventualité est selon moi de fort mauvais goût. Cette campagne, c’est le cas de le dire, fait réellement dur.
AJOUT: Un lecteur avisé, Gabriel Dancause, m'a informé que la campagne était une idée fictive présentée au concours Futurs Lions de Cannes 2010 et serait donc un canular en quelque sorte, mais rien n'a été prouvé hors de tout doute. Cette autre source, après recherche de mon côté, tend à confirmer la première. L'idée mérite quand même d'être débattue selon moi.
Campagne trouvée via jfblanchet