dimanche 27 février 2011

C'est pas grave

Twitter s'ouvre de plus en plus, prend de la maturité et voit se joindre à son noyau de purs et durs des segments qui relèvent plus de la «masse» que des innovateurs de type «early adopters». En harmonie avec la démocratisation des téléphones intelligents, en accord avec un certain progrès technologique, les pionniers de ce média se sentent de moins en moins valorisés d'être là, de moins en moins spéciaux. Tout ce que je peux leur dire, c'est que ce n'est pas grave. Il leur faudra désormais vivre avec plusieurs usagers, voir des milliers, qui ne connaîtront pas les us et coutumes établis arbitrairement par une petite secte fermée et puérile. Encore là, ce n'est pas grave. De toutes façons, il y aura sûrement bientôt d'autres plateformes qui émergeront et où ces grappes de geeks arrogants pourront se retrouver et renouveler leur sentiment de défricheur, leur estime de soi fondée sur la nanoseconde où ils auront été LES PREMIERS à utiliser un truc ou à laisser leur marque sur un autre. Ou à décréter l'utilisation d'un terme, d'une formule, d'une mode. Je préfère profiter du temps présent et apprécier d'être en contact direct avec une tonne de gens intéressants.


Il ne faut jamais surestimer l'attrait des autres sur sa petite personne, particulièrement dans certains médias servant principalement à s'exprimer et où le nombre d'individus exposés à nos dires relève plus du leurre que de la réelle portée médiatique. La vraie question que nous devons tous nous poser, vraiment, sans arrière-pensées, est la suivante: qu'est-ce que ça change que je m'exprime ou pas sur twitter ou ailleurs? Dans la très grande majorité des cas, dont le mien, la réponse est claire: pas grand chose. J'oserais même dire que la majorité des gens que je trouve inutilement virulents trouvent leur compte dans les réactions qu'ils provoquent. Rarement dans ce qu'ils apportent, leur arrogance ne menant nul part, sinon à la trahison de leur propre narcissisme. Finalement, quand on se dit que les gens en ont probablement rien à cirer de ce que l'on raconte, ça nous permet de pratiquer une certaine retenue saine, ou encore d'être candide sans attentes. Être et paraître sont trop souvent confondus.


Entre temps, je souhaite à tous les nouveaux adeptes de twitter d'y trouver leur compte sans perdre leur spontanéité, même si certains leur reprocheront de ne pas y avoir été plus tôt. Moi, ils m'intéressent d'autant plus.

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